Tunisie – L’aube de la dignité

Fin 2010, un jeune vendeur de rue nommé Mohamed Bouazizi s'est immolé pour protester contre le harcèlement dont il était victime de la part de la police alors qu'il tentait de s'en sortir et de nourrir sa famille. Son appel désespéré a donné lieu à un gigantesque mouvement populaire. Une foule inquiète exigea des changements radicaux que le pouvoir de Ben Ali, en place depuis 23 ans, commença par ignorer. Le mouvement prit de l'importance, mené par une jeune génération sur-qualifiée et humiliée par un taux de chômage moyen de 24%.

La spontanéité et la non-violence des manifestants mirent à mal le régime répressif de Ben Ali et créèrent une réaction en chaîne qui marqua le début des «Printemps Arabes». Le 14 janvier 2011, Ben Ali prit la fuite avec sa famille pour Arabie Saoudite. Maintenant, qu'en est-il de l'avenir des Tunisiens?

 

Kaffel Soukaina // Tunis

Kaffel Soukaina

Kaffel, 24 ans, a étudié le cinéma d'animation 3D à l'Académie des arts et de la création de Tunis. Elle cherche à présent à intégrer la Faculté des sciences juridiques. Cette militante indépendante et apolitique a participé encore plus activement aux manifestations qui ont secouées le pays après le 14 janvier 2011 et le départ de Ben-Ali du pouvoir.

Jihed Khmiri // Fouchana

Jihed Khmiri

Musicien au sein du groupe de musique «Collectif percussion» ce jeune homme de 25 ans fait partie du mouvement underground du pays. C'est à travers sa musique qu'il a milité, convaincu que l'Art, plus que la politique en laquelle il ne croit pas, pouvait faire la différence. Il a animé plusieurs ateliers de musique dans les villages des régions profondes du pays après la révolution.

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